La Ceni pour sortir de la crise

. Après avoir reçu l’aval du Congrès et du Conseil Supérieur de la Transition, la Loi n° 2012-004 fixant sur l’organisation, le fonctionnement et l’attribution d’une structure nationale indépendante dénommée Commission Electorale Nationale Indépendante de la Transition, Ceni, a été promulguée le 09 février 2012 par la Présidence de la Transition. Cette commission figure parmi les organes prévus par la feuille de route signée le 17 septembre 2011 prévoyant la sortie de crise à Madagascar. Une feuille de route qui désormais fait partie des lois en vigueur au n°2011-014 du 28 décembre 2011. Comme cette loi feuille de route le prévoit, la Ceni est assignée à toutes les opérations électorales. En premier lieu, elle a pour mission d’organiser et de superviser les opérations électorales; traiter et publier les résultats provisoires; faire respecter la législation électorale sur le territoire national en vue d’assurer l’organisation des élections libres, justes, transparentes et crédibles. Elle mobilise aussi la société civile et coordonne les activités liées à l’éducation électorale et au civisme. Elle contribue également à l’élaboration du cadre juridique relatif au processus électoral. Ainsi, afin de bien mener ces activités, elle peut déléguer entant que de besoin une partie de ses pouvoirs à ses démembrements territoriaux. Dans cette optique d’organiser une élection libre et transparente en vue de sortir le pays de la crise politique et de pouvoir entrer effectivement dans la VIe République, la Ceni est chargée notamment des opérations liées à la liste électorale et de toutes autres préparatifs aux élections, de l’élaboration du calendrier électoral avec l’appui des experts internationaux et de l’organisation des élections prévues dans cet calendrier. Les organismes nationaux et internationaux qui veulent effectuer les activités d’observation d’élection doivent dans ce cas demander l’agrément à la Ceni. En somme, elle est responsable de la préparation, de l’exécutons et l’après élection, entre autre la réception des requêtes et plaintes des électeurs, observateurs, délégués de candidats et candidats. La promulgation de cette marque et confirme ainsi la volonté de la transition à mener au moins une élection cette année 2012. Une idée qui commence à rassembler les adeptes de la démocratie fondement de notre République. Ainsi, il est normal de revenir à la source de tout pouvoir, au peuple qui exerce son pouvoir par ses représentants élus au suffrage universel direct ou indirect. La consultation du peuple, par élection ou par référendum, constitue donc la manifestation fondamentale de l’exercice de la souveraineté. Viennent ainsi les diverses questions telles que quelle élection doit passer en première, législative ou présidentielles, ou les deux en même temps. D’autres proposent également un autre calendrier qui prévoit de faire une élection communale et municipale et ses démembrements avançant l’idée que ces structures de proximité assurent le bon déroulement de l’élection sur le plan administratif comme la délivrance de carte d’identité nationale par exemple. Elles peuvent ainsi aider la Ceni dans sa mission. Bien entendue, toutes ces idées cachent en elles même une part de calcul politique malgré sa connotation innocente. Quoi qu’on dise, l’aspiration populaire et là. Le peuple se lasse de cette transition qui a trop duré. Le peuple veut instaurer un Etat stable et durable. Une élection serait alors la bienvenue. Il nous reste à savoir qui se porte candidat. Ici se pose le vrai raison que nos bons et loyaux politiciens nous cachent pour prolonger ce calvaire. Au-delà de la simple confrontation d’idées et de principes se trouve un conflit interpersonnel entre politiciens. Notam, refus de participer aux diverses institutions, retrait à la participation aux séances parlementaires, démonstration de force de toute forme ne peuvent que justifier ces malaises. L’idée d’amnistie, ou plutôt de l’Amnistie anime la vie politique ces derniers temps. Depuis que la SADC a fait une pression sur la nécessité de se pencher sur la loi d’amnistie, en fixant la date butoir de 29 février 2012, politiciens, juristes, membres de société civile, membre de telle ou de telle association font parler d’eux en donnant leur avis sur le sujet. Et comme a l’accoutumé, deux tendances majeures dominent le débat. L’une est pour une amnistie générale des politiciens, l’autre va pour une amnistie sélective. Un débat que les parlementaires et juristes eux mêmes n’arrivent pas à trancher… La Ceni doit ainsi être fonctionnelle d’ici la nomination de ses 24 membres divisés en 4 catégories. Une nomination qui veut être aussi inclusive puisqu’on y trouve toutes les forces vives de la nation. La commission sera alors présidée par un président. La société civile sera représentée par 10 membres dont 03 issus des organisations œuvrant dans l’observation des élections, 01 issu des organisations œuvrant dans l’éducation des citoyens, 01 issu des associations de défense des droits de l’Homme. L’Ordre des journalistes sera également représenté par 01 membre élu par ses pairs, aussi bien que le Corps des administrateurs civils, le Corps des avocats, les enseignants des universités publiques et le Corps des magistrats de Madagascar seront respectivement représentés par 01 membre. L’administration aura également sa place avec 02 membres. Quant aux 11 entités politiques signataires de la feuille de route, elles nommeront chacune 01 membre. Une mention particulière se porte actuellement sur le vote du journaliste qui sera le représentant du Corps. Face au passage du cyclone Giovanna, l’élection a du être reportée ce vendredi 17 février 2012. Mais le plus extraordinaire dans tout cela c’est que certaines personnes s’est portée candidat en usurpant la fonction de journaliste, qui plus est de la chaine nationale. Une attitude plus qu’indigne de ceux que la population voit comme le seul ‘pouvoir’ qui n’ont pas besoin d’un siège pour faire régner l’ordre dans ce pays ravager par l’individualisme. Une des entités la plus sollicité est également la FFKM. Cette union des Eglises Chrétiennes joue depuis toujours un rôle très important dans la vie politico-sociale de la Grande Ile. Certes, la crise de 2009 a beaucoup nuit son image, elle tient encore la fonction de Raiamandreny dans cette société ou les grandes valeurs morales perdent leurs notoriétés. Partout, du Premier Ministre en passant par le président du CST au président du CT, on est d’accord pour son retour sur la scène de rassembleur et qu’elle puisse enfin faire valoir le fihavanana malgache. Le fihavanana qui nous conduira dans l’apaisement social, garant inconditionnel d’une élection crédible. Notons au passage qu’en matière d’élection, la FFKM a ses mots à dire. Souvenons-nous de sa proposition de code électoral, de ses observations sur les précédentes élections, sans parler de son rôle d’éducateur au civisme et à la responsabilité citoyenne. Et même que certaines affaires internes de l’union pourraient encore affaiblir sa légitimité, nous croyons que les notables qui la composent seront conscients de ses rôles sur cette route vers l’élection Espérons simplement que cette avancée nous mènera vers la sortie de crise. Et que le progrès et la suivie de la feuille de route ne soit pas bloquée par des ambitions politiques. On ne peut souhaiter ainsi que toutes les institutions et organes prévus par cette feuille de route soient installés très prochainement.

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